Le thé possèderait de nombreuses propriétés thérapeutiques : anti-inflammatoire, antioxydant, antihypertenseur, anti-carcinogénique, neuroprotecteur et agirait également sur le cholestérol, suscitant l'intérêt de la recherche médicale.

Comme l’indiquent Yang et Hong, dans une de leurs publications parue en 2013 dans la Revue Annuelle de Nutrition (Annual Review of Nutrition) (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23642203), de nombreuses études ont été effectuées sur le thé au cours des 25 dernières années. Ces études ont démontré les bienfaits du thé sur la santé, pour la prévention de maladies telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires ou encore dégénératives. Ces propos seraient confirmés par la revue d’Hayat I et al., publiée en 2015 dans la Revue Annuelle de Nutrition, qui rappellent que le thé possède un pouvoir antioxydant, anti-inflammatoire, antihypertenseur, ou encore neuroprotecteur (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24915350).

Ce pouvoir antioxydant est une des caractéristiques les plus intéressantes du thé. Les principaux composés actifs du thé sont les polyphénols, aussi connus sous le nom de flavonoïdes et catéchines. De nombreuses publications scientifiques indiquent qu'ils seraient à l’origine de ses bienfaits sur la santé, notamment pour la prévention de nombreuses maladies telles que cancer, diabète, arthrose, maladies cardiovasculaires, obésité. En 2014, Nabavi SM et al. affirment que les catéchines seraient à l’origine du pouvoir antioxydant du thé (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24938891). Il semblerait que l’épigallocatéchine-gallate soit le composé le plus antioxydant, comme le disent Serafini et al., dans leur livre édité en 2011 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22593935).

 

 

De nombreuses études confirment que le thé peut interférer de façon positive dans le processus d’oxydation. En effet, les composés polyphénols neutralisent les radicaux libres, protégeant ainsi les cellules de l’organisme contre le stress oxydatif (2014, Nabavi et al., http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24938891 ; 2009, Sharma, Rao, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19399668).

 

La plupart des recherches se sont focalisées sur le thé noir ainsi que sur le thé vert qui est la variété la plus consommée, en Chine et au Japon.

 

AETEA a sélectionné pour vous 4 thés provenant de familles différentes, en raison de leurs bienfaits pour la santé.

 

Thé vert

Le thé vert possède de puissants antioxydants qui protègent des rayons UV, réduisent les risques cardiovasculaires, d'obésité, de diabète et de cancer, comme l’illustrent Cabrera, Artacho et Gimenez, dans leur publication datant de 2006 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16582024). Les composés responsables de l'effet antioxydant du thé vert sont les polyphénols, présents en plus grande quantité que dans le thé noir et le thé sauvage (2002, Zuo, Chen et Deng ; http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18968631). En 2015, Legeay et al. ont publié un article démontrant les bénéfices de l’épigallocatéchine-gallate face au syndrome métabolique (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26198245).

Thé blanc

Comme le thé vert, le thé blanc est riche en antioxydants (2012, Cooper, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22039897). En plus de ses propriétés antioxydantes, le thé blanc possède un effet protecteur contre le cancer, par sa capacité à diminuer les mutations de l'ADN et à diminuer la prolifération des cellules cancéreuses. Une étude effectuée en février 2015, a démontré l’effet inhibiteur sur la prolifération de cellules et la protection de l’ADN face aux atteintes oxydatives (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25236244).

Thé sauvage (Pu Er)

Dans la médecine traditionnelle chinoise, le Bulang Shu (Pu Er) est réputé pour agir sur le cholestérol et diminuer la pression artérielle. Il semblerait que des résidus de statines, à l’origine des effets hypolipémiants du Pu Er, produits par les micro-organismes au cours du processus de fermentation aient été détectés (2013, Zhao, Pan, Liu and Li, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23587710). L’augmentation du taux de statines avait déjà été démontrée en 2007 par Jeng et al. (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17880152). En 2012, Zou, Ding et Yang affirmaient également que le Pu Er aurait un effet positif réduisant le taux de lipides dans le sang (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22855451).

La concentration de composés antioxydants diminue au cours de la fermentation, comme le démontre l’étude «Comparison of the chemical constituents of aged pu-erh tea, ripened pu-erh tea, and other teas using HPLC-DAD-ESI-MSn », publiée en 2011 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21793506).

 

Thé noir

Selon l’article « L-Theanine : properties, synthesis and and isolation from tea » rédigé par Von et al., la L-théanine serait associée à une augmentation de l’état de relaxation et une amélioration de la concentration (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21735448). Cet acide aminé aurait également la capacité de diminuer l’anxiété (2012, Yoto, Motoki, Murao et Yokogoshi, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23107346 ; 2015, Rao, Ozeki and Juneja, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25759004).

De plus, une étude réalisée en 2007 par Steptoe et al. aurait découvert la capacité du thé noir à réduire la production de cortisol suite à un état de stress élevé (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17013636). Le thé noir contient également de nombreux polyphénols antioxydants (2012, Cooper, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22039897).

Les bienfaits du thé sur la santé

 

Depuis la nuit des temps, le thé est connu pour ses nombreux bienfaits. En Asie, sa consommation est fortement ancrée dans les traditions.

 

L’intérêt croissant pour les vertus du thé dans le monde occidental, en matière de prévention, rejoint ce que les cultures asiatiques connaissent et transmettent depuis des millénaires, notamment à travers leur médecine traditionnelle. En 2015, la « Critical Reviews in food science and nutrition » a publié un article démontrant que le thé protègerait contre une multitude de maladies (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24915350). Les auteurs Khan et Mukhtar avaient déjà découvert, quelques années auparavant, une association entre la consommation de thé et la prévention de maladies chroniques, telles que le diabiète et les maladies cardiovasculaires (2013, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23448443).